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LE SQUALE.........
COURSE A PIED SANS LIMITES
levé du soleil arrivée de la cannonball!!!!! l'océan le sable et le soleil...l'ultrabohneur total...
BIENVENUE CHEZ MOI
Non la pratique de ce sport n'est pas réservée à une élite dure au mal et au mental d acier,l'ultra est un sport à la portée de toute personne ayant une préparation correcte en fonction de l'objectif voulu.
vous trouverez ici des liens qui vous dirigerons sur des sites et blogs de copains ou vous pourrez piquer pleins d infos il y a aussi mes entrainements hebdomadaires des photos des comptes rendus de courses et un zeste de musique pour faire passer le tout.


100km de Millau : participez à la légende
Les 100km de Millau sont sans conteste l’épreuve d’ultra la plus prestigieuse de France. Si vous mettez an avant dans une discussion votre statut de cent bornard, la question à laquelle vous aurez instantanément à répondre sera : « alors, vous avez couru les 100km de Millau ? ». Si vous pouvez répondre par l’affirmative, vous verrez sans doute un pointe d’admiration apparaître sur le visage de votre interlocuteur. Dans le cas contraire, c’est un étrange sentiment de vide qui risque de vous envahir. Il est vrai que l’on peut difficilement concevoir un carrière de cent bornard accomplie sans une participation à ce que tout le monde appelle et ce n’est pas un hasard : la mecque du 100km.
En effet, courir Millau, c’est aborder un monument de la course hors stade, c’est vivre des moments forts que vous raconterez plus tard avec une pointe de nostalgie et une envie tenace de connaître encore une fois l’arrivée de cette course quel qu’en fut le prix, le passage par Millau vous plongeant dans l’histoire du 100 bornes en France.
Cette course est née 1972, en pleine période contestataire post soixante huitarde.
Malgré les bouleversements de l’époque, l’athlétisme est encore bien formaté, réglementé, régenté, bref classique. Quelques dizaines de courageux vont pourtant donner dans l’original. Pensez donc ! Courir 100 km sur route au-delà des règles strictes et des contraintes de tous poils... Dès les premières éditions, la course s’installe dans le paysage et la légende commence à naître. L’actuel parcours date de ces toutes premières annéess. Une première boucle le long du Tarn sur chacune des rives puis la redoutable deuxième partie, un aller retour jusqu’à Saint Afrique par delà les sévères côtes et la désormais mythique -on pourrait l’appeler col- de Tiergues tant sa longueur et ses pourcentages focalisent les peurs, les espoirs et les rêves de tous. Que vous soyez débutant à Millau ou habitué, vous savez que c’est là que presque tout se joue. C’est aussi cette seconde partie de la course, qui fait tout de même 58 kilomètres, qui vous vaudra vos plus belles émotions, de grandes souffrances, une sensation d’être mort et une renaissance, plusieurs fois comme plusieurs vies, en accéléré sur une journée.
Si depuis le milieu des années 90, le départ est passé de 13 heures à 10 heures, la fin du jour puis la nuit n’en participent pas moins à l’ambiance, aux ambiances. Car c’est aussi cela qu’il faut aller cueillir à Millau, une palette d’émotions dans des paysages à la beauté rude et abrupte. Et Millau c’est surtout cette organisation sans faille mais tellement humaine, ces bénévoles connaisseurs plus complices que blasés au fil des années. C’est la certitude au-delà de la difficulté d’avoir vécu une parenthèse extra-ordinaire au sens littéral du terme. Un moment d’exception dans une vie faite de clics et de zapping. Cette course est difficile, cette course est superbe, cette course est unique !
Nous vous proposons dans cet article de vous guider dans cette quête du Graal. Un parcours semé d’embûches car le mythe ne s’offre pas facilement. Mais il en est ainsi des plus belles conquêtes et la satisfaction d’avoir réussi sera à la mesure de la grandeur du projet.
Envisager un chrono à Millau est un leurre. On y va pour finir ou éventuellement faire une place. Quelque soit l’objectif, il convient d’emblée d’ajouter entre 20 à 60’ selon votre niveau par rapport à une performance réalisée dans des conditions normales, tant il est vrai que Millau, à tout point de vue est hors norme.
Le dénivelé la chaleur, ou les orages sont des éléments qui peuvent influencer considérablement le déroulement de l’épreuve.
Ce constat implique plusieurs considérations à intégrer dans la préparation.
1. S’entraîner sur des parcours comportant un dénivelé important avec des côtes longues, présentant un pourcentage aux alentours de 4 à 8% et des passages au delà de 10%.
2. Effectuer un hedomadairement des sorties dans des conditions de températures élevées afin de préparer l’organisme à supporter les fortes chaleurs souvent possible le jour J, même s’il faut aussi se préparer à l’éventualité de subir les orages et la pluie.
3. Prévoir d’être suivi durant ces séances afin d’optimiser la relation coureur-suiveur. Vous devez impérativement vous assurer que ce dernier est véritablement capable de digérer les différents cols et côtes qui jalonnent le parcours et d’assumer sa tâche sans faillir.
La gestion du parcours :
La problématique majeure de cette épreuve c’est le dénivelé. Pour le « digérer » il importe d’effectuer un travail de renforcement spécifique. Si la montée (travail concentrique) peut se travailler sans risques de dommages musculaires majeurs. Il n’en est pas de même pour la descente (contractions excentriques) où la résistance que doivent opposer certains groupes musculaires (quadriceps, mollets) combinée à un allongement de ceux ci, engendrent des micro lésions des fibres qui à la longue se révèlent invalidantes. Ce sont les fameuses douleurs aux cuisses que l’on ressent après un trail ou une compétition sur un parcours à fort dénivelé. On entend bien souvent l’athlète, dans ce cas, rendre l’acide lactique responsable de ces désagréments. Hors, il n’en est rien puisque ce dernier disparaît dans l’heure qui suit l’arrêt de l’exercice. Il s’agit donc là de lésions siégeant au sein même des fibres musculaires. Comme pour tout processus lié à l’entraînement, un phénomène d’adaptation se produit lors de la réalisation de tels exercices et les dommages subis lors d’une répétition suivante sont moindres. La programmation de séances sollicitant le travail excentrique se révèle donc extrêmement bénéfique. Une précaution s’impose cependant: placer ces exercices à distance de l’objectif , afin de laisser un délai suffisamment long pour la restauration des lésions engendrées. Enfin, comme pour tout ce qui suppose une adaptation de l’organisme, la progressivité s’impose pour limiter les risques de blessures. Comment procéder concrètement ? Dès le début de la préparation spécifique, c’est à dire 9 à 13 semaines avant l’objectif, il convient d’effectuer un maximum de sorties plus ou moins longues (1 à 2h) sur des parcours les plus proches de la configuration de Millau. Cela va constituer une base préalable, d’autant plus indispensable si vous n’avez pas l’habitude du vallonné. Puis, entre 4 à 6 semaines de l’objectif, Il s’agit, une fois par semaine, de courir après l’échauffement habituel, en descente sur des routes relativement pentues ( 8 à 12% environ) en continu. D’abord sur une durée courtes (5’ environ) afin de ne pas solliciter trop violemment le système locomoteur, pour atteindre progressivement 3 à 4 répétitions pour un volume total en descente de 15 à 20’, puis sur des fractions plus longues (2*10’), pour enfin terminer par une séance de 20’ minimum durant laquelle on s’astreindra à dévaler la pente à intensité maximale afin de générer les dommages puis l’adaptation décrits plus haut. La récupération entre les fractions s’effectue en remontant à allure spécifique la partie que l’on vient de descendre.
Bien entendu, si le but fixé est atteint, des douleurs musculaires, signe de l’efficacité du travail vont apparaître les jours suivants. Seul du repos et des footings de régénération sont alors à prévoir.
Par la suite, il convient de placer quelques séances de rappel afin d’entretenir ces adaptations. Deux répétitions de 5’ programmées tous les 10 jours jusqu’à J-10 sont suffisantes.
Quelques compétitions sur des profils identiques peuvent être programmées et s’avérer bénéfiques afin à la fois de travailler sur le plan musculaire mais aussi de s’astreindre à respecter la vitesse rythme spécifique dans le contexte et l’ambiance si particuliers de la compétition, impossibles à restituer à l’entraînement. D’aucuns mettrons en avant le danger d’une telle pratique. Nous n’y voyons là au contraire pour notre part qu’une expérience extrêmement pédagogique et formatrice. Si l’on est pas capable dès que l’on a un dossard accroché sur le maillot de respecter la stratégie élaborée au préalable, quelles garanties peut on avoir qu’on le sera le jour J ?
Il existe par ailleurs pour effectuer cette préparation au travail excentrique, des vélos du même nom qui permettent de reproduire cet effort sans avoir à en assumer les inconvénients possibles sur le plan traumatique. Malheureusement, les villes de France qui en sont équipées sont encore rares et les privilégiés qui peuvent bénéficier de ces programmes, peu nombreux. Mais il y a là une voie d’expérimentation particulièrement intéressante et novatrice. Nous y reviendrons ultérieurement dans un article consacré à ce sujet.
Pour autant, ce type de préparation ne peut s’envisager qu’à condition qu’il soit accompagné d’un programme parallèle et complémentaire où, la diététique, l’hydratation, les étirements doivent prendre une place importante. On sait par exemple que ces derniers contribuent à une meilleure capacité du muscle à supporter le travail excentrique. Les aliments très riches sur le plan protéinique vont permettre de réparer les tissus musculaires et de régénérer chaque jour les constituants détériorés de l’organisme. Le Natto, les algues, le Tofu par exemple, c’est à dire ceux d’origine végétale présentent une alternative intéressante aux viandes. Les poissons riches en acides gras essentiels vont apporter protéines et lipides de qualités. La bio disponibilité est un critère prioritaire dans le choix des aliments qui composent la ration alimentaire.
Quelle que soit la compétition que l’on prépare, ce type de séance est essentiel. Pour un 100km, sur un terrain tel que Millau, c’est indispensable. D’abord parce que sur une aussi longue distance, la vitesse de course ne correspond à aucune allure habituelle d’entraînement. Ensuite, parce qu’un tel parcours nécessite que l’on apprivoise les modifications d’allures inhérentes au profil de la course.
Développons tout d’abord le premier point. L’allure de compétition sur 100km ne correspond généralement pas, sauf pour les athlètes de haut niveau, à des allures d’entraînement habituelles. En effet, le pourcentage de VMA utilisé durant un effort de 8, 10 ou même 12 heures est inférieur au rythme de footing le plus lent (65%) et donc, il n’y a aucune habitude ni maîtrise de ce rythme chez le coureur, quel que soit son niveau. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de s’entraîner à ces allures. Afin, d’une part d’améliorer votre rendement à cette vitesse, et d’autre part de la connaître, de l’apprivoiser jusqu’à le maîtriser parfaitement. Ainsi le jour J, malgré un contexte de stress et de tension inhérents à la compétition, vous pourrez dès le coup de pistolet libérateur vous « caler » sur ce rythme pour vous mettre à l’abri d’un départ trop rapide et éviter la sanction qui s’abat trop souvent sur les imprudents. Combien de coureurs prêts physiquement, bien entraînés on pourtant connu de cruelles désillusions, en anéantissant leurs chances d’entrée à cause d’une gestion de course défaillante ?
A Millau, ce problème est accentué en raison de la difficulté du tracé. Le menu que l’on vous propose là bas peut vous mener très vite à l’indigestion, jugez plutôt : une grande variété de bosses, côtes, profils mais surtout des descentes terribles pour les muscles, meurtrières pour les espoirs d’avant course. La première boucle de 42 kilomètres propose de suivre le Tarn sur chacune de ses rives. Si l’aller ne propose que des faux plats quasi insignifiants à ce stade de la course, le chemin retour recèle quelques pièges. Des côtes plus longues et usantes se succèdent à partir du 25ème kilomètre durant une dizaine de kilomètres. Lorsque enfin la route redevient plate, c’est pour laisser la place à une portion interminable qui vous permettra d’entrer dans Millau. Le passage de la ville parait long et par temps chaud, la sensation de lourdeur est à craindre. Dès la sortie de la ville, la course commence alors vraiment. La tentation de ne pas repartir peut vous effleurer, ne l’écoutez pas car c’est bien là qu’est le cœur de la course. Dès la sortie du pont, la route s’élève vers Creissels. Au sommet, une descente raide vous amène au pied de la première vraie difficulté du parcours : face à vous deux bons kilomètres d’ascension avec une première partie très raide (10 à 12%). La descente qui suit parait bien longue et envoie dans les cuisses les premiers signes inquiétants. Au bas, la ville de Saint Georges et sa rue principale rectiligne vous offriront la possibilité de vous refaire une santé avant les 8 kilomètres de faux plat montant qui se terminent à Saint Rome au pied de Tiergues. Là, vous rencontrerez la légende ! 4 à 5 kilomètres de côte à la pente d’abord terrible puis plus douce auxquels succèdent les 6 de descente jusqu’à Saint Afrique. Le tour de la ville passé, vous retrouverez Tiergues pour faire le chemin dans l’autre sens. Vous connaîtrez alors déjà ce qui vous attend mais pensez à être prudent sur les premiers hectomètres de l’ascension retour qui peuvent être redoutables.
La sortie longue à allure spécifique doit être réalisée sur des parcours les plus proches possibles de ce que l’on aura à affronter là bas.
Cela va permettre sur le plan musculaire de faire travailler votre système locomoteur en fonction des exigences du parcours et de s’y adapter pour en surmonter les contraintes (montées, descentes ..) mais aussi d’apprendre à gérer votre effort en fonction de celles ci et notamment dans les montées où la sollicitation cardiaque ne doit pas être trop importante. Le risque étant dans ce cas de puiser dans ses réserves, car dans ce type d’exercice on a presque toujours tendance à dépasser, sans s’en rendre compte, la bonne allure. Celle qui va vous permettre d’aller au bout et qui, il faut le reconnaître, est peu élevée donc facile à transgresser sur 100km et à fortiori sur un parcours difficile. Un peu comme si au lieu de courir à 10km/h on était à 10.5 sans s’en rendre comte. Détail insignifiant me direz vous ? Justement non ! Et c’est là que beaucoup de coureurs se trompent lourdement. Un 100km se gagne ou se perd souvent avant même que la course n’ai débuté, en sous estimant l’importance du respect des allures. La stratégie du « ce qui est pris n’est plus à prendre » conduit droit à l’échec. Au contraire, ce qui est pris devra être rendu et au centuple certaines fois si l’on a été trop gourmand.
Il est donc indispensable d’être économe de ses efforts. De gérer ses réserves avec prudence. Sans s’en rendre compte on peut vite dilapider son capital.
Difficile d’envisager Millau sans un suiveur. D’une manière générale sur 100km c’est une des conditions de votre réussite mais là, c’est un élément clé. Et puis être suiveur à Millau n’est pas à la portée de tout le monde. Sur un parcours aussi difficile, il faut avoir de réelles qualités de cycliste pour faire l’affaire et certaines précautions s’imposent avant de former votre « couple ».
C’est dans la pratique que vous pourrez juger des petits détails qui feront la différence dans les moments cruciaux. Il faut donc faire en sorte de réaliser ces séances à deux afin de se rendre compte de visu des besoins du coureur, de l’agencement du matériel sur le vélo pour assurer l’intendance, voir les réactions du cycliste dans les passages où il y a du dénivelé. La bonne connaissance de l’un et de l’autre, la complicité même qui doit s’instaurer est une des conditions de votre bonne entente et de l’efficacité de ce poste clé. De cette relation peuvent naître des moments de complicité intenses qui viendrons s’ajouter à votre défi. Car courir Millau en est un et si vous réussissez dans cette aventure vous, nul doute que le coureur mais surtout l’homme que vous êtes va prendre une autre dimension.
Chaque année beaucoup de coureurs(ses) font leur premier grand bon dans les courses d'ultrafond à l'occasion des 100km de Millau et toujours les memes questions se posent au sujet de
l'entrainement de la gestion et de l alimentaion j ai donc pensé à vous faire une petite liste bien rapide de quelques liens utiles
le site officiel des cent kilomètres de Millau:
vous trouverez un maximun d'infos de toutes sortes sur le site du vainqueur de l'édition 2005,Bruno Heubi:
parmi toutes les rubriques de son site je vous conseille particulierement la foire aux questions:
http://www.sportnat.com/100km/FAQ/FAQ.html
et bien sur le special Millau
http://www.sportnat.com/100km/Millau/Millau.html
http://www.sportnat.com/100km/Millau/Millau.html
vous trouverez aussi des informations precieuses dans les differents recits de coureurs ayant deja participé à cette épreuve sur le site de matthias :kikourou
et particulierement ici
http://www.kikourou.net/calendrier/course-4038-100_km_de_millau-2001.html
autre mine de renseignements sur l 'ultra en général celui des ufo's
passons maintenant à quelques sites persos et notamment celui de Jean Marc père de la méthode cyrano entre autres
http://coureurs.ultrafondus.com/coureurs/cyrano/
il ne manquait plus que de vous faire partager l'amour que porte Vincent Toumazou aux 100km de Millau là aussi pleins de trucs sympas...
http://vincent.toumazou.free.fr/course/
et le blog de Lionel avec lqui j ai partagé la mission de meneur d allure en 13heures sur l'édition 2006..
http://yoyop.over-blog.com/article-821097.html
et puis quelques plans perso sur mon blog c est pas grand chose mais ça peut servir....
http://courir.ultra.squale.over-blog.com/categorie-390852.html
Voila il y a dans tous ces liens de quoi satisfaire votre curiosité et votre apréhension devant un tel challenge en espérant qu'ils pourront vous etre utile pour réussir votre premier Millau....
amicalement
vincent
j entends encore ces mots qui résonnnt dans ma tete:"tu es meneur en 13heures? quel est ton temps sur 100km?
_10h30...
putain tu vas te ballader avec nous alors!!!
tu parles d'une ballade....
Millau le 23 septembre 2006
12h 57 et quelques secondes j 'arrive avec lionel( mon partenaire meneur d'allure sur 13heures) Bruno Heubi son épouse et ses enfants nous attendent et nous applaudissent juste avant de monter sur le podium...moment rare d' une intensité partiulière...je suis fier d'etre là ...un sentiment de fierté et d'humilité en moi..j ai laissé derriere moi des coureurs qui certes relieront Millau et j'aurais tant aimer monter ces dernières marches en leur compagnie....
Christian Reina(monsieur intégrale de riquet) nous questionne,je suis fier ,excusez moi,mais trés fier d 'etre là à l'heure annoncé..avec lionel on a fait du bon boulot...sans concertation préalable finalement,avec deux méthodes différentes,nous avons finalement rempli notre contrat : ramener un max de monde en 13heures...
tous mes souvenirs de cette course ,je vous les livrerai en vrac...au feeling...un peu dans le désordre,mais avec une sincérité absolu....
Mon parcours personnel est sans intérét,mais meme si certains coureurs m'ont dit:"tu es meneur en 13h...tu en as sous le pied....croyez moi j ai autant souffert si ce n 'est plus des conditions extremes de cette 35 eme édition...
la premiere surprise fut le vendredi après midi au parc de la victoire...c 'est toujours avec une certaine émotion que je retrouve cet endroit jadis théatre de mes premieres copinades de mes premières conneries de gosse et surtout de mes premières amours...après la distribution du paquetage Mizuno on discute entre potes du forum addm et nous repartons vers la salle des fetes là comparé à l'année dernière c'est le raz de marée des coureurs...je retrouve des coureurs avec qui j avais fait connaissance sur le forum de bruno mais aussi sur le forum des 100km de millau plus d'autres intérressés par le train des 13 heures,on discute vite fait du tableau de marche ,je réponds à quelques questions et on se donne rendez vous pour le lendemain au départ.
millau vendredi soir ...on se retrouve à la maison(chez mes parents)Bruno tousse énormément il a chopé une bonne crève....c est la folie cette année à la maison puisque en plus j'héberge Noel,Michel mon copain et Marc son frere suiveur.
la nuit est agitée patate(la chienne pas noèl....ayant décidé de faire du cross country sur le lit durant la nuit).
au matin sous mes airs tranquille deux choses me taraudent:mon genou va t il tenir après l'opération de l hiver,et ma fatigue accumulée tout au long de la saison d'été ne va t elle pas occasionner des blessures....bref un brin d'anxiété...les suiveurs en vélo nous laissent nous montons avec bruno rejoindre la dream team des meneurs au parc à 2 mn de là.(nous étions préalablement monté pointer nos dossards à 7h30...pratique good idea)

Bruno,MIzuno et la direction de course,ont cette année décidé de communiquer un peu sur les meneurs d 'allure on se retrouve au départ je discute vite fait avec lionel il fera une cyrano(alternance de marche et de course,pour ma part c est course aux alentours de 6'40" au kilo arret au stand et marche dans les cotes)et c 'est parti... tout le long de la premiere boucle je vais passer mon tempsà renseigner ,réconforter et rassurer les coureurs inxepérimentés...chose innatendue des marathoniens ayant vus mes temps de passage au marathon....4h55 se greffent au groupe pour terminer sous les 5 heures....c'est hyper sympa l'ambiance est joyeuse et meme la pluie rencontrée épisodiquement depuis le rozier n entame pas notre moral...

l'entente avec lionel se passe super bien avec nos deux méthodes différentes nous devons facilement squatter 500m de routes avec nos deux groupes en 13heures tantot eux devant tantot nous c est hyper sympa...
le tableau de marche est pour l'instant respecté passage au marathon en 4h53 lionel continue il fera une halte à creissels pour moi c est la pause 5mn environ pour ceux qui veulent se changer pour le soir nous récupérons chevalier au passage,mon pote michel qui fait son premier 100 bornes décide meme s'il table sur 13 heures de voler de ses propres ailes....
deuxieme boucle et premieres difficultés nous retrouvons lionel et nous marchons dans la cote de saint georges...un noyau de coureurs c est formé michel 2 vincent un toubib(dossard 11si tu te reconnais)un couple ,chevalier qui est un poil devant et un jeune(déplumé comme moi)qui nous rejoint au total il y a quand meme beaucoup de coureurs qui gravitent autour de nous certains revigorés quand ils voient notre drapeau en 13heures d autres un poil démoralisés.la descente de st georges commence a ouvrir les premieres breches dans le moral des coureurs la sollicitation des quadriceps commence a faire mal a certains mais nous continuons entre st georges et saint rome(partie la plus difficile à mon avis )nous croisons les premiers....bruno est loin mais ça ne m'étonne pas il est beaucoup moins préparé que l'année derniere et meme s'il n en parle pas(c est pas le genre de la maison)son rhume le gène énormément mais il va faire honneur à la course en se battant jusqu'au bout...bravo.
marche dans tiergues la pluie redouble,je suis trempe mais je décide de rester dans mon jus...marche.... lionel est là on fait l'élastique vincent commence à avoir vraiment mal aux jambes il s accroche il à un mental terrible(normal c est un pote à jack 26)...michel 2 s accroche aussi le couple est la aussi tantot devant tantot derriere,le toubib aussi et tous les autres ...
descente sur st aff on à déja croisé pas mal de meneurs et de copains c est sympa et ça permet d'oublier momentanément nos douleurs...la pluie devient diluvienne quel bordel...mais bizarrement j aime bien je préfère largement au soleil cela donne une autre dimension à la course finalement ça écrit une infime partie de la légende de cette course..
st aff nouveau ravito le groupe éclate lionel est devant avec les gars je suis resté un peu pour attendre vincent et michel 2 on repart et avec nous il y a "le boucannier"un habitué du forum ufo qui comme lionel a fait il y a un mois l'utmb....respect.
lionel tombe un boulot d enfer devant michel 1 mon pote est de temps en temps avec lui il a les mots justes et surtout il sait garder le moral des troupes intact...pour ma part j ai un peu décroché michel 2 est dans un mauvais moment on remonte doucement tiergues la pluie se calme petit à petit,vincent a maintenant décroché je me retourne l'aperçois derriere je culpabilise un peu mais je ne peux pas l attendre pour rester dans le timing...mais c est un costaud il finira j en suis sur...(finisher en 13h47 je crois)...avec michel 2 et moi le jeune homme au crane rasé est en pleine bourre vu sa fraicheur je lui conseille de partir devant il a les jambes pour finir fort.. d'abord dubitatif il nous salut et s'élance vers la fin de son premier millau(finisher en 12h38....bien vu).la montée de tiergues n en finit pas michel 2 est mal nous marchons jusqu'au ravito d 'en haut pour qu il se refasse la cerise je lui dis qu il va falloir faire une grosse descente pour rattraper lionel et le groupe il semble pret....on a pris un peu de retard mon horaire prévu etait un peu juste là il faudra le corriger il manque 10 bonnes minutes...
on croise toujours des copains ou des meneurs c est hyper sympa....descente sur st rome sur les chapeaux de roues(11km au forerunner)michel2 va mieux on a rattrappé lionel et le groupe dans la descente...arret au stand soupe et fromage je ressort lionel est parti j attends michel 2....personne???je rentre je ressort 2 ou 3 foisje l ai perdu je pense a ce moment qu il n'a pas voulu me dire qu il voulais se reposer un peu son objectif premier etait d arriver à saint aff alors je le comprends la mort dans l'ame je repart....il faut désormais rattraper lionel je retrouve au passage le boucannier on fait un bout de chemin ensemble entre st rome et st georges...et la qui sort du ravito? lionel avec michel 2 que je croyais resté à quai à st rome.il s accroche il est fatigué j entends encore sa voix quand on le décroche dans la cote de st georges j aimerais tant rester avec lui aussi mais j en suis sur il va finir c'est super le plus dur est fait(michel 2 finisher en 13h44 je crois)....la descente vers creissels ...on a pris un poil de retard avec tout ça on cravache pour se reétalonner sur l horaire lionel est bien (hyper costaud en fait) moi je veux pas trop bruler de cartouches(24h de st doulchard le 14 octobre)mais ça va...la montée de raujolles en marchant lionel encourage énormément les gens qui sont avec nous....et enfin la délivrance l entrée dans millau: pont lerouge... rond point de l'industrie....les petits faux plats sont insignifiants vu la dose maximale d'endorphine sécrétée....place du mandarous....une voiture s'arrète vincent t et madame ....bref moment simple et fort à la fois montée du boulevard de la république et la délivrance absolue la quète de notre graal le sentiment qui me submerge au bout de cette allée de platanes est indescriptible,vous tous finishers à Millau le savez aussi bien que moi...on se sent immortel.....tout le reste n est que futilité on a gagné quel panard...

je revois rapidement pleins d'amis...également la marathoniène qui a fini la premiere boucle avec nous en moins de 5heures...j apprécie..le toubib est là aussi finisher ..michel 1 mon copain également...thierry mon pote de la radio aussi ...manque à l'appel le beaufort qui a abandonné au marathon...mais il sera plus fort pour son second en 2007 j ai froid je suis fatigué je n ai pas le courage de rester la fatigue de la saison tant redoutée pendant la course se fait sentir maintenant je lache complet je tremble je descends vite me mettre au chaud douche et repas salvateur avec tout le clan.....
merci encore à tous bénévoles organisateurs mizuno bruno et tous les gens du forum addm et de celui des 100km de millau,tous mes potes et tous les gens que j ai cotoyé ce week end là..je ne peux pas et je ne veux pas
vous oublier..
le lendemain le reve se prolonge un peu avec le barbeuq de toute l'équipe du forum addm:
t 'en veux des fous furieux:....


Cette année encore pour la deuxième fois consécutive Bruno Heubi me fais confiance en me proposant d’être meneur d’allure sur les cent kilomètres de Millau. Après la fantastique et inoubliable « première mondiale » de 2005 nous voici donc réunis pour partager avec les autres coureurs des moments forts et uniques Petit changement en ce qui me concerne cette année, participant 3 semaines après Millau aux 24 heures de Saint Doulchard,j’ essaierai d’ apporter ma modeste expérience aux coureurs désireux de faire la course aux alentours de 13 heures et non pas 12 heures comme l’année dernière, afin de ne pas trop tirer sur la machine.
Ma feuille de route sera identique à celle de l’année dernière, les passages effectués en marchant seront identiques :la montée de Peyreleau ,la bosse en face de Peyrelade, le faut plat avant La Cresse ceci afin d’ arriver à Millau sans avoir a puiser dans les réserves. Je sais que pour certains coureurs la marche est quelque chose de frustrant et d’inhabituel, mais croyez moi vous en tirerez tous les bénéfices sur la deuxième boucle en pouvant même revoir vos objectifs horaires à la hausse. L’année précédente un coureur, parti avec moi sur des bases de 12h pour son premier 100km,a pu vu son état de fraîcheur, accélérer sur la portion Saint Affrique Millau et finir en 11h35’.
Sur la 2eme boucle je compte marcher intégralement les cotes de saint Georges et de Tiergues (aller retour)
Ma vitesse de départ se situera au alentours de 6’40 au km soit 9km/h,les arrêts aux ravitos dureront approximativement 1mn à 1mn 30.
TEMPS DE PASSAGE :
Ravitaillement 1 : à AGUESSAC 6,175 Km. 00h43
Ravitaillement 2 : à RIVIERE SUR TARN 11,350 Km 01h19
Ravitaillement 3 : à BOYNE 15,375 Km 01h46
Ravitaillement 4 : entre LE ROZIER et PEYRELEAU 21,075 Km 02h25
Ravitaillement 5 : entre PEYRELEAU et LA CRESSE 25,050 Km 02h51
Ravitaillement 6 : à LA CRESSE 29,975 Km 03h25
Ravitaillement 7 : à PAULHE 34,200 Km 04h02
Ravitaillement 8 : à MILLAU plage 39,575 Km 04h34Ravitaillement 9 : à MILLAU 42,200 Km 04h55
Pause de 5mn à la salle des fêtes étirements et ravitaillements et changement pour ceux qui n’ont pas de suiveur.
Ravitaillement 10 : à CREISSELS 45,875 Km 5h29
Ravitaillement 11 : à SAINT GEORGES DE LUCENCON 52,750 Km 6h29
Ravitaillement 12 : entre SAINT GEORGE ET SAINT ROME 56,900 Km 6h58
Ravitaillement 13 : à SAINT ROME DE CERNON 59,925 Km 7h20
Ravitaillement 14 : côte de Tiergues 64,775 km 8h10
Ravitaillement 15 : à SAINT AFRIQUE 71,100 Km 8h50
Ravitaillement 16 : côte de Tiergues 77,425 Km 9h35
Ravitaillement 17 : à SAINT ROME DE CERNON 82,350 Km 10h15
Ravitaillement 18 : entre SAINT GEORGE ET SAINT ROME 85,325 Km 10h37
Ravitaillement 19 : à SAINT GEORGES DE LUCENCON 89,475 Km 11h20
Ravitaillement 20 : à CREISSELS 96,325 Km 12h35
ARRIVEE 100 Km12:59...non mais
24 septembre 2005 à 10heures si tout se déroule comme prévu je serai parti pour un périple de 12heures sur les routes millavoises...ce sera la deuxieme fois que je participe à cette fameuse course,ce sera mon 3 eme 100km et ma 5 eme course au delà du marathon.
de plus cette année je serai donc meneur d'allure en 12heures raison de plus pour ne pas se planter à j-15... coté entrainement la messe est dite,le souci etait une vilaine tendinite au genou apparement disparue apres 4 séances depuis lundi(10km,13.5km,11.5km.21km) je ne ressens pratiquement plus rien.Reste à ce concentrer maintenant sur l'alimentation durant la course et les quelques médicaments que j emporte avec moi.je n ai certes pas une grande expérience des courses a2dm(au dela du marathon)mais maintenant je commence à savoir ce qui me convient sur du long et pour ceux que cela interresse je vous fais profiter de ma maigre expérience sachant que ce qui est bon pour un coureur x ne le sera forcément pas pour un coureur y,mais ça tout le monde en est conscient;pour ma part c est en piquant des infos à droite et à gauche sur des sites et des blogs de coureurs a2dm que j ai enfin trouvé les produits qui me convenaient.
alimentation:
boisson isotonique floressance:je dilue 2 sachets de cette boisson dans une bouteille d eau minerale(mont roucous ou tout simplement eau de source)je me ravitaille avec toutes les demi heures.
caloreen:je dilue la caloreen environ entre 60g et 80 g par litre dans de la st yorre j je me ravitaille également avec toutes les demi heure en alternance avec la boisson iso donc je bois tous les quarts d heure.
gel floressance:ils ne sont la en fait que pour me rassurer en cas d'hypo ou de coup dur je m en sers que tres rarement.pourvu que ça dure( c est un peu une roue de secours)
coca:réservé uniquement pour la fin de course(à millau à partir de saint rome pour le retour)ça me refile un coup de fouet ça me fait roter,j ai l impression que tout ce remet en branle à l interieur de mon corps.
barre énergétique ovomaltine:un peu sucré mais un bon gout de chocolat,j en prend une à chaque heure de course
lait concentré:ça aussi c est au feeling il y a des courses ou je n en consomme meme pas.mais des que j ai une grosse envie de sucre ça me comble.
gateau énergetique:qu importe la marque je m en tape une moitié une heure et demi avant le depart et je me tape l autre moitié au gré de la course.
pharmacie:
crème nok:tous les soirs une application avant le dodo un mois avant la course et une fois à mi courses j ai des pieds de bébé à l'arrivée.
spray antiseptique,gaze et pansements:uniquement en cas d ampoules jamais utilisé à ce jour...pourvu que ça dure.
efferalgan:en cas de grosses douleurs ça m 'a sauvé l année derniere dans la 2 eme boucle à moins que cela soit l'effet placebo.
ketum:je n en mets pas mais ça fait parti des choses qui me rassure peut etre bete mais je me sens mieux .....bon ok...
smecta:pendant des heures le corps va ingérer une masse liquide abondante qui peut avoir un effet dévastateur sur l estomac et les intestins(spasmes colliques).sur conseil de mon toubib j en prends un la veille de la course et un 1heure avant depuis plus d ennuis de ce type.
voila je pense avoir fait le tour ah si j oubliais...j ai la chance d etre suivi par 3 suiveurs cette année (4 l année derniere)on deconne ensemble à tour de role on ne voit pas le temps passer et les moments difficiles le deviennent un peu moins....
je les en remercie(papa,alain et christian...)
vous vous en apercevez je ne suis pas tres salé en fait l année derniere j ai eu une grosse envie salé vers st affrique dans ce cas la je tape au hasard sur les buffets...la caloreen etant neutre la saint yorre m amene deja ce gout de salé.
et enfin dernier ravitaillement aprés l arrivée...direction la brasserie du mandarous chez mon ami antoine boubal qui a une heineken à la pression sublimissime....à consommer avec modération..
voici le récit d un passionné:Vincent Toumazou,si quelqu'un connait cette course c est bien lui...je vous laisse découvrir ces écrits.Si vous voulez en savoir plus sur lui rendez vous ici:
http://vincent.toumazou.free.fr/ et http://340km.free.fr/
Bonsoir à tous,
Chose promise, chose due ! Même en retard...
Je vous propose quelques conseils pour les 100km de Millau. Je les ai faits 8 fois avec des temps variants de 12h40 (en 1986, j’avais 18 ans) à 8h55. Je connais bien ce parcours découvert en 1981 en suivant mon père à vélo. Je l’aime terriblement avec passion, émotion et respect. Respect pour tout, autant pour les gens qui font de cette course une fête que pour les paysages. Je l’ai déjà dit ces 100km ne sont pas une course, c’est MILLAU. Ca ne se raconte pas, ça se vit de tout son être, de tout son corps, de toute sa tête, de tout son cœur.
Je vais ici vous proposer mon découpage du parcours, les endroits à ne pas louper pour se refaire, ceux où on peut lâcher les chevaux et les coups d’œil à jeter... Mais avant cela, je vais faire une petite parenthèse pour bien aborder cette course.
Oubliez tout ce que vous avez fait avant la course. Si vous êtes un peu juste, il est trop tard pour y penser. Si vous êtes au top, il est trop tôt pour y penser. Vivez chaque instant, ce sera déjà beaucoup.
A chaque participation, j’ai eu la chance d’être suivi et de pouvoir ainsi me ravitailler à ma guise. J’ai un peu tout essayé avec plus ou moins de succès et quelques hypoglycémies mémorables... Je vais vous donner plutôt ma seule recette qui ait marché, celle de l’an passé. J’ai alterné sucre rapide (coca + eau à 50%) et sucre lent (Caloreen de Netslé à 80g/l puis 60g/l). Je buvais toutes les 5 à 8 minutes absorbant ainsi plus ou moins un litre par heure. Je calais également quelques pâtes de fruit et autres gels en sublingual. Après mon expérience de 340km & Fanette, je pense qu’il est bon de prendre parfois du salé... Je dois avouer que je n’ai jamais aucun problème pour l’alimentation. Pour clôturer ce point, j’ai le souvenir des 100 bornes des années 70 et 80 où les gars faisaient avec ce qui existait. Quelques rares boissons spécifiques, plus souvent du thé au miel, du café, de l’eau sucré ou de l’eau de riz pour les rois de la selle molle. Regardez les temps, vous verrez que cela ne les empêchait pas de boucler ces parcours comme des avions...Millau-Millau : km -1 à km 0 (je ne blague pas...)
Pensez à aller pointer au parc de la Victoire (le bien nommé) suffisamment tôt. Vous pourrez ainsi bien profiter de l’ambiance. Laissez un sac à la consigne, c’est toujours mieux de retrouver des affaires propres à l’arrivée sans avoir à retourner à la voiture. Profitez aussi et surtout du tour dans la ville fait en marchant pour rejoindre la ligne de départ et là, vivez bien les instants magiques qui précèdent l’envolée. Ces minutes vont cruellement me manquer...Passons maintenant au parcours. Si j’aime tant Millau, c’est que je découpe le parcours. C’est plus facile ainsi de maîtriser sa course sans rater les beaux coins. Allons-y...
Millau-Le Rozier : km 0 à 21
C’est l’euphorie de départ. Attention, il y a beaucoup de faux plats. Pensez à vous ravitailler dès le départ. Le Rozier marque le point de demi tour de la première boucle. Pour ceux qui sont « un peu derrière », vous aurez aperçu les premiers qui repartent sur l’autre rive du Tarn. Avec le départ à 10h, cette partie est parfois un peu fraîche. Les paysages y sont déjà magnifiques, notamment à partir de Rivière sur Tarn au km 10.
Le Rozier-La Cresse : km 21 à 29
Une partie de toboggan vous attend déjà. Gardez en sous le pied et jetez un œil à ceux qui vous suivent sur l’autre rive du Tarn. Vous passerez sur ce tronçon le fameux endroit de la photo. Peu avant la Cresse, profitez des parties faciles pour bien vous hydrater et prendre du solide. Vous devez arriver très frais à la fin du tronçon.
La Cresse-Millau : km 29 à 42
Ce tronçon m’a souvent été très difficile. Pour la première fois, je l’ai bien passé l’an dernier et j’ai repris beaucoup de coureurs. A partir du km 35, la route est très monotone. Sur l’autre rive, on aperçoit la 4 voies du départ et en fond de vallée, le viaduc. En passant près du chenil, on entend les chiens aboyer. La caravane passe... Il faut profiter de ces derniers kilomètres avant l’entrée de Millau pour bien se remettre à flots. Arriver frais ici permet de parfaitement passer les premières vraies difficultés de la deuxième partie.
En 1996, lors de ma meilleure année, j’étais passé en 3h00 au km 40. en retrouvant les premières allées de platanes dans Millau, j’avais des papillons dans les yeux. Première hypoglycémie... Une minute de marche pour manger une pâte de fruit et tout était parfaitement reparti.
Peu avant le parc de la victoire, vous croiserez sur une autre allée de platanes, ceux qui vous précèdent de peu au marathon. Le moment de jauger leur état de forme et de vous apercevoir que votre vigilance sur la nourriture fait de vous une femme ou un homme en parfait état, en meilleur état en tous cas que les copains du jour.
Passons maintenant au parcours. Si j’aime tant Millau, c’est que je découpe le parcours. C’est plus facile ainsi de maîtriser sa course sans rater les beaux coins. Allons-y...
Millau-Raujolle : km 42 à 47 (et des brouettes)
Là vous y êtes, ça y est vous courez la légende...
Après le passage au marathon, vous traverserez la fameuse place du Mandarous, noire de monde, que vous avez souvent vue sur les photos. Les vieilles, celles des Mounès, Le Potier et autres Cottereau dans Spiridon. Elles vous ont fait rêver. Vous y êtes ! J’ai souvent eu la gorge nouée en passant ici.
Peu après le pont sur le Tarn, vous tournez à droite et vous voilà face à la première cote de cette deuxième partie. Elle n’est pas méchante mais si le soleil est au rendez vous, la chaleur va commencer à vous prendre. Au sommet, ne foncez pas dans la descente, hydratez vous bien, mangez un peu. En arrivant au rond point, regardez la bosse qui vous attend. Et au dessus, le viaduc... Tous ces coureurs éparpillés dans la pente, les suiveurs qui zig-zaguent arc-boutés sur le vélo. C’est Millau et ce sont ces images que j’aime.
Raujolle-Saint Georges de Luzençon : km 47 à 51
A votre tour de monter cette bosse. Montez la à votre pogne, sans oublier de vous ravitailler régulièrement (au besoin, prenez un bidon à la main). Si vous passez bien, gardez en sous le pied. Si vous peinez, ce n’est pas grave. Vous avez déjà beaucoup de kilomètres dans les jambes et ça ne veut pas dire que vous en baverez tout le long. Et puis, ce passage est l’un des plus dur sinon le plus dur.
Au sommet, souvenez vous de mes récit de course et musique. Ouvrez vos yeux... Vous passez le km 50, c’est bien et vous êtes aussi fier qu’heureux. Profitez de toute la descente pour vous recaler au niveau alimentation. Faites le point sur vos jambes, vos pieds. S’il le faut, changez de chaussures, mettez un pansement. Le tronçon qui suit est un passage clef...
Saint Georges de Luzençon – Saint Rome de Cernon : km 51 à 59
La traversée de Saint Georges est longue et rectiligne. En sortant, vous allez trouver une route en faux plats montant jusqu’à Saint-Rome. A votre gauche, la voie ferrée, à droite le rocher. C’est un endroit chaud à tous points de vue. On peut ici faire de grosses différences et pourtant ça ne parait pas...
En 1997, j’arrive ici dix ou onzième. Devant moi, un grand type en tenue de triathlète court de gauche à droite en titubant. Ses suiveurs ne savent que faire. Je revois ce maillot marqué SNCF qui vacille au moment où je le rattrape. Je me retourne, le type est affaissé au bord de la route. Je crois qu’il pleure. Je sens la performance, c’est mon jour. Je décide d’embrayer. Plus rien ne compte... Deux kilomètres plus loin, Tim mon suiveur et mon père marchent à coté de moi et me parlent en me tendant des pâtes de fruit. Je suis très pale et je viens de frôler moi aussi la catastrophe...
Sur ce tronçon donc, soyez vigilant. Vous pouvez y courir régulièrement, profitez en c’est chose rare sur la deuxième partie de Millau. Avant Saint Rome, ravitaillez vous parfaitement pour attaquer le cœur de Millau, Tiergues...
Saint Rome de Cernon – Haut de Tiergues aller : km 59 à 64
En sortant de Saint Rome, vous trouverez de suite la pente de Tiergues. De belles rampes dans des bois de petits chênes. J’ai toujours bien monté ce passage. Concentrez vous au maximum et fixez vous pour objectifs les deux épingles. Après les épingles, vous y êtes presque. En arrivant sur le haut, arrêtez vous quelques secondes. Embrassez ce paysage, le causse, les montagnes. A l’horizon face à vous la route qui file sur Saint Afrique et le ravitaillement qui se trouve après un kilomètre de descente. J’adore cette vue. Alors si vous avez aimé mes histoires millavoises, ayez une petite pensée pour moi et dites vous que cet instant, j’y pense très très souvent...
En 1997 toujours, je rattrape ici Denis Gack. Il est assis sur le talus à droite de la route. Quelques kilomètres auparavant, il était en tête mais n’a pas digéré une sélection en équipe de France deux semaines plus tôt. Je n’y crois pas en le voyant. Quelques mots, lui m’encourage avec beaucoup de gentillesse. J’admire beaucoup ce garçon et son fair play a quelque chose d’infiniment humain et touchant. On comprend vite que je suis alors sixième ou septième. Il fait une chaleur terrible. J’ai l’impression de voler. Denis repartira pour finir en 9h17. J’exploserai sur le retour pour faire 8h56 et échouer à 1 minute de ma marque de l’année précédente. Je n’avais pas eu son humilité ni sa classe.
Haut de Tiergues aller- Saint Affrique : km 64 à 71
Là, il faut y aller ! La descente ne finit jamais mais vous croiserez les premiers, échangeant encouragements et sourires. Vous comprendrez plus encore que sans être une grande famille, il y a ici beaucoup de fraternité et de chaleur humaine.
Le bas de la descente est masqué et l’on ne voit la ville qu’en y arrivant. Dès que vous entrez dans les rues en entamant le tour de la ville, ravitaillez vous pour entamer le retour dans de bonnes conditions. Les badauds aux terrasses des bars vous encourageront, vous tentant d’une bonne mousse. Vous savez à présent que vous aller rentrer. Je ne vais pas tarder à vous laisser. Je vous ramène au sommet et après...
Saint Affrique- Haut de Tiergues retour : km 71 à 76 (et des brouettes)
Le retour dans la pente de Tiergues est terrible. Les premières pentes sont raides et brulent tout votre corps. Prenez le calmement et attendez le calme pour vous remettre à bien avancer. La remontée est longue et il sera nécessaire de ne pas négliger la prise de boisson même si le souffle est court. En arrivant au ravitaillement, il vous restera un gros kilomètre de faux plat où le vent, comme l’an passé, peut souffler fort. Il peut être nécessaire ici d’être chaudement vêtu surtout si la nuit est tombée.
A partir d’ici, vous n’aurez plus besoin de conseils. C’est votre histoire et elle sera belle...
Vous l’aurez compris, le secret sur cette course est de ne jamais penser à toutes les difficultés à venir. Ne pensez qu’au tronçon en cours et vers la fin de celui-ci, et seulement à la fin, pensez au suivant...
Voilà, je vous souhaite bonne course. Régalez vous bien !
Et puis, pour finir, cette légende est une vieille dame. Les gens que j’y ai vus courir il y a plus de vingt ans sont aujourd’hui eux aussi âgés. Alors j’aurais un pensée pour le regretté Jean-Marie, l’ami de mon père, avec qui j’étais allé là bas en 1991. Et puis une pensée pour tous les autres, ceux qui ont fait l’histoire de cette course, comme Henri Gutgluck, et tous ceux pour qui se fut une grande et belle histoire.
Pour retrouver ma passion pour Millau,c'est ici. Et je me plais à penser que certains d’entre vous ont commencé à le rêver en le lisant...
à méditer!!!!!
vous pouvez retrouver l intégralité de ce texte sur le forum de bruno heubi....
merci vincent de nous faire partager ta passion pour Millau.
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